Blog

  • 🍃 La Minute Zen no 7

    🍃 La Minute Zen no 7

    Nous passons souvent à côté de ce qui va bien


    Un mot de Seigaku (Marc)

    Cette Minute Zen est née dans le prolongement de la précédente. Après avoir réfléchi à la manière de ne pas laisser un moment difficile devenir toute notre journée, une autre question m’est venue : lorsque ce moment prend toute la place, que cesse-t-on de voir autour de lui ?

    Peut-être tout ce qui, dans cette même journée, allait simplement bien.

    C’est de cette réflexion qu’est née la Minute Zen no 7. 🙏


    Il suffit parfois de peu pour assombrir une journée.

    Un imprévu. Une contrariété. Une parole qui nous dérange. Quelque chose qui ne se déroule pas comme nous l’avions souhaité.

    Et notre attention s’y accroche.

    C’est humain. Nous remarquons facilement ce qui manque, ce qui dérange, ce qui inquiète ou ce qui demande à être réglé.

    Pendant ce temps, beaucoup d’autres choses passent presque inaperçues.

    Le café était bon ce matin.
    Quelqu’un nous a souri.
    Une conversation nous a fait du bien.
    Nous avons accompli quelque chose que nous devions faire.
    Le soleil est apparu quelques minutes.
    Nous avons retrouvé quelqu’un que nous aimons en rentrant à la maison.

    Rien d’extraordinaire.

    Et pourtant, cela aussi faisait partie de notre journée.

    La pratique zen ne nous demande pas de détourner les yeux de ce qui est difficile. La souffrance, l’inquiétude, la colère et la déception font partie de l’expérience humaine. Certaines situations doivent être affrontées, certaines blessures reconnues.

    Il ne s’agit donc pas de se répéter que « tout va bien ».

    Il s’agit plutôt d’essayer de voir plus complètement ce qui est là.

    Car une difficulté peut devenir si présente dans notre esprit qu’elle finit par cacher tout le reste.

    Nous pouvons alors nous arrêter quelques instants et regarder autrement notre journée.

    Qu’est-ce qui était paisible ?
    Qu’est-ce qui a fonctionné ?
    Qui a été gentil avec moi ?
    Qu’ai-je apprécié sans vraiment m’en rendre compte ?
    Quel petit moment aimerais-je ne pas oublier ?

    Peut-être découvrirons-nous qu’au milieu d’une journée imparfaite se trouvaient aussi quelques instants très simples auxquels nous n’avions presque pas prêté attention.

    Tout ne va peut-être pas bien.Mais tout ne va pas mal non plus.

    Voir cela ne fait pas disparaître les difficultés.

    Cela leur rend simplement leur juste place parmi tout ce qui compose notre existence.

    Et peu à peu, nous apprenons peut-être quelque chose de très simple : une vie n’a pas besoin d’être extraordinaire pour contenir des moments précieux.

    Alors, ce soir, avant de terminer votre journée, essayez de vous poser cette question :

    🍃 Qu’est-ce qui, aujourd’hui, allait simplement bien… et que je n’avais pas remarqué ?

    Prenez quelques instants.

    Il y a peut-être déjà quelque chose.

    — Le Dojo de la Montagne Paisible — Seizan Dōjō
    Chaque pas, un retour à l’essentiel.



  • 🍃 La Minute Zen no 6

    🍃 La Minute Zen no 6

    Un moment difficile n’a pas à devenir toute notre journée

    Il suffit parfois de quelques minutes pour bouleverser une journée.

    Une parole qui nous blesse. Une tension avec quelqu’un. Une mauvaise nouvelle. Une inquiétude pour une personne que nous aimons. Un problème qui surgit alors que nous avions déjà beaucoup à porter.

    L’émotion arrive : colère, tristesse, peur, déception, inquiétude…

    Et elle est réelle.

    La pratique zen ne nous demande pas de faire comme si elle n’existait pas. Elle ne nous apprend pas davantage à devenir insensibles ou à demeurer parfaitement calmes quoi qu’il arrive.

    Elle nous invite d’abord à reconnaître ce qui est là.

    Je suis en colère.
    Je suis inquiet.
    Cette situation me fait mal.

    Puis, avant que l’émotion décide immédiatement de ce que nous allons dire ou faire, nous pouvons essayer de créer un peu d’espace.

    Revenir au corps. Sentir notre respiration. Nous asseoir quelques instants si nous le pouvons. Marcher un peu. Laisser le tumulte intérieur s’apaiser suffisamment pour voir plus clairement.

    Non pas pour oublier ce qui vient de se passer.

    Mais pour pouvoir y répondre plutôt que simplement y réagir.

    Car certaines situations exigent une parole. D’autres demandent une décision, une limite à poser ou une action. Pratiquer le Zen ne signifie pas tout accepter silencieusement ni détourner le regard de ce qui doit être affronté.

    La pratique peut cependant nous aider à retrouver assez d’espace intérieur pour nous demander :

    Quelle réponse ai-je réellement envie de donner à cette situation ?

    Et puis vient peut-être une autre partie de la pratique : permettre au moment difficile de reprendre peu à peu sa juste place.

    Ce qui s’est produit le matin n’a pas nécessairement à être revécu intérieurement à midi, dans l’après-midi, puis encore le soir.

    Nous pouvons avoir été profondément touchés sans donner à cet événement tout l’espace qui reste dans notre journée.

    Cela ne signifie pas nier ce qui s’est passé, ni décider que cela n’avait pas d’importance. Certaines blessures demandent du temps. Certaines difficultés ne se règlent pas en quelques respirations.

    Mais entre nier ce que nous ressentons et laisser une difficulté envahir tout ce qui suit, il existe un espace.

    C’est dans cet espace que nous pouvons retrouver un peu de liberté.

    La difficulté demeure ce qu’elle est. La pratique ne l’efface pas.

    Elle peut toutefois nous aider à la traverser sans être entièrement emportés par elle.

    Alors, lorsque la vie nous bouscule, peut-être pouvons-nous commencer par nous demander :

    🍃 Que suis-je en train de ressentir… et quelle place vais-je laisser à ce moment dans le reste de ma journée ?

    Un moment difficile n’a pas à devenir toute notre journée.
    Chaque pas, un retour à l’essentiel.



  • 🍃 La Minute Zen no 5

    🍃 La Minute Zen no 5

    Une seule chose à la fois

    Il y a des périodes où tout semble devenir urgent.

    Les tâches s’accumulent, les messages arrivent, les rendez-vous se succèdent. Nous commençons quelque chose en pensant déjà à ce qui devra suivre. Une partie de nous voudrait avoir terminé avant même d’avoir commencé.

    Et à force de vouloir être partout, nous finissons parfois par n’être vraiment nulle part.

    Le Zen nous rappelle une évidence que nos vies très remplies nous font facilement oublier : nous ne pouvons vivre qu’un moment à la fois.

    Cela ne signifie pas abandonner nos responsabilités ni faire comme si nos obligations n’existaient pas. Il y aura encore des journées chargées, des échéances, des imprévus et des choses importantes à accomplir.

    Mais tout n’a pas à être vécu en même temps.

    Il y a seulement cette tâche devant nous.
    Cette personne qui nous parle.
    Ce repas que nous prenons.
    Ce trajet que nous faisons.
    Puis viendra la suite.

    Et au milieu de tout cela, nous pouvons aussi nous accorder de petits espaces qui n’ont rien à produire.

    Boire tranquillement quelque chose. S’asseoir quelques minutes. Sortir prendre l’air. Regarder un arbre. Laisser simplement passer un peu de temps sans chercher immédiatement à le remplir.

    Dans une journée chargée, quelques minutes ainsi vécues peuvent sembler insignifiantes. Pourtant, elles nous rappellent quelque chose d’essentiel : notre vie n’est pas seulement constituée de ce que nous réussissons à accomplir. Elle est aussi faite de la manière dont nous vivons le chemin entre toutes ces choses.

    Alors, lorsque tout semble arriver en même temps, peut-être pouvons-nous nous poser une question très simple :

    Qu’est-ce qui demande réellement ma présence maintenant ?

    Une chose.

    Puis une autre.

    Et parfois… rien du tout pendant quelques instants.

    Nous n’avons pas toujours besoin de plus de temps.Parfois, nous avons simplement besoin de ne pas demander à chaque instant de contenir toute notre journée.


    🍃 Dans la prochaine Minute Zen…
    Un moment difficile n’a pas à devenir toute notre journée.
    Comment la pratique zen peut-elle nous aider lorsque la vie nous bouscule?



  • 🌳 Zen et Bonsaï — No 1

    🌳 Zen et Bonsaï — No 1

    Accompagner plutôt que forcer

    Prendre soin d’un bonsaï nous place devant une évidence : nous ne pouvons pas commander au vivant.

    Nous pouvons tailler une branche, orienter une pousse, travailler les racines, choisir un pot, apporter de l’eau et de la lumière. Nous pouvons créer les conditions favorables.

    Mais nous ne pouvons pas ordonner à l’arbre de grandir.

    Il possède son rythme.

    Il traverse les saisons. Il répond à son environnement. Il porte les traces de ce qu’il a vécu. Et parfois, malgré tous nos projets pour lui, il nous oblige à revoir ce que nous avions imaginé.

    C’est peut-être là que commence véritablement l’apprentissage.

    Accompagner le vivant

    Le bonsaï n’est pas l’art de contraindre un arbre miniature à correspondre exactement à notre volonté.

    Il est plutôt une relation patiente entre l’arbre et celui qui en prend soin.

    Nous observons.

    Nous intervenons.

    Puis nous attendons.

    Et nous observons encore.

    Peu à peu, quelque chose se construit qui n’appartient entièrement ni à l’arbre ni à nous.

    Une forme apparaît dans cette rencontre.

    Et si notre pratique était semblable ?

    Dans la pratique du Zen aussi, nous pouvons être tentés de vouloir obtenir quelque chose.

    Devenir plus calme.
    Mieux méditer.
    Faire disparaître certaines pensées.
    Atteindre un état particulier.
    Devenir, peut-être, la personne que nous croyons devoir être.

    Mais zazen nous enseigne progressivement autre chose.

    Nous n’avons peut-être pas à nous fabriquer nous-mêmes.

    Nous pouvons simplement créer les conditions permettant de regarder avec davantage de clarté ce qui est déjà là.

    Respirer.

    S’asseoir.

    Observer.

    Revenir.

    Encore et encore.

    Le temps comme maître

    Un bonsaï ne se construit pas en quelques semaines.

    Certaines transformations demandent des mois. D’autres, des années.

    Le pratiquant découvre quelque chose de semblable.

    La Voie ne se mesure pas à la vitesse avec laquelle nous avançons.

    Elle s’approfondit dans la fidélité aux gestes simples : s’asseoir, respirer, étudier, observer, prendre soin, recommencer.

    Comme l’arbre qui s’enracine avant de déployer ses branches, nous pouvons apprendre à grandir sans nous précipiter.

    Et peut-être découvrir que grandir ne signifie pas toujours devenir davantage.

    Parfois, cela signifie simplement devenir plus profondément ce que nous sommes déjà.

    🌿 Un instant pour contempler

    Devant un arbre, devant un bonsaï ou simplement devant notre propre vie, nous pouvons nous demander :

    Qu’est-ce que j’essaie encore de forcer alors que je pourrais apprendre à accompagner ?

    Puis ne cherchons pas immédiatement une réponse.

    Laissons simplement la question demeurer quelque temps.

    Comme une graine.

    Chaque pas, un retour à l’essentiel.


  • La Minute Zen — N° 4

    La Minute Zen — N° 4

    Du zafu à l’école

    Dans quelques jours, je retournerai à l’école.

    Après les semaines d’été, le rythme plus lent, les lectures, le silence du dojo, la pratique du bonsaï et du shodō, et les longues périodes où j’ai pu consacrer davantage de temps à ma pratique, je retrouverai les corridors, les cloches, les conversations, les réunions, les imprévus… et surtout les élèves.

    Chaque rentrée possède pour moi quelque chose de particulier. Même après toutes ces années d’enseignement, il y a toujours ce mélange d’enthousiasme, d’interrogations et d’un peu d’appréhension.

    Et à l’approche de cette nouvelle rentrée, une question qui m’accompagne depuis longtemps refait doucement surface :

    Que devient ma pratique lorsque je quitte le zafu ?

    Il serait facile de croire que le zen appartient au dojo.

    Je m’assois.
    Je respire.
    Je fais silence.
    Puis je me relève et retourne à la « vraie vie ».

    Mais justement…

    La vraie pratique commence peut-être lorsque je me relève.

    Quitter le zafu sans quitter la pratique

    À l’école, je ne pourrai évidemment pas m’asseoir en zazen chaque fois qu’une situation devient difficile.

    Mais je peux respirer avant de répondre.

    Je peux écouter un élève jusqu’au bout.

    Je peux remarquer mon impatience lorsqu’elle apparaît.

    Je peux marcher dans un corridor sans être déjà mentalement rendu à la prochaine tâche.

    Je peux accepter qu’une journée ne se déroule pas comme prévu.

    Je peux essayer de voir la personne derrière le comportement qui me dérange.

    Ce sont de petites choses.

    Et pourtant, c’est peut-être précisément là que se trouve la pratique.

    Le zen ne nous demande pas nécessairement de nous retirer du monde. Il peut nous apprendre à habiter pleinement le monde dans lequel nous sommes déjà.

    Une école peut aussi devenir un lieu de pratique

    Une classe n’est pas un zendō.

    Un corridor rempli d’adolescents n’a rien du silence d’un dojo.

    Et une journée d’enseignement peut parfois sembler très loin de la tranquillité d’une méditation matinale !

    Mais pourquoi faudrait-il que la Voie ne se trouve que dans le silence ?

    Elle peut être dans une explication donnée pour la troisième fois.

    Dans l’attention portée à celui qui reste après le cours.

    Dans un rire partagé.

    Dans une erreur que je reconnais.

    Dans une parole que je choisis de ne pas prononcer.

    Dans la patience que je croyais avoir perdue et que je retrouve dans une respiration.

    Chaque rencontre peut devenir un lieu de pratique.

    Du zafu au monde

    Cette rentrée me rappelle quelque chose d’essentiel.

    Je ne pratique pas le zen pour devenir meilleur à m’asseoir sur un coussin.

    Je pratique pour apprendre, peu à peu, à être davantage présent à ma propre vie et à ceux qui la traversent.

    Le zafu est important.

    Le silence est important.

    Le dojo est important.

    Mais ils me préparent à me relever.

    À ouvrir la porte.

    Et à retourner dans le monde.

    Dans quelques jours, lorsque j’entrerai de nouveau dans ma classe, je laisserai mon zafu au dojo.

    Mais j’aimerais emporter avec moi ce qu’il m’enseigne :

    respirer, écouter, accueillir, recommencer.

    Et peut-être qu’au fond, c’est cela que signifie pratiquer dans la vie quotidienne :

    ne pas chercher à transporter le dojo partout avec soi, mais découvrir que chaque endroit peut devenir un lieu où revenir à l’essentiel.


    🪷 Une question pour aujourd’hui

    Lorsque vous quittez votre propre espace de calme, qu’est-ce qui vous aide à continuer à pratiquer la présence au milieu de votre quotidien ?



    Chaque pas, un retour à l’essentiel.

  • 🌿 La Minute Zen n° 3

    🌿 La Minute Zen n° 3

    Accueillir ce qui est

    Hier soir, je lisais l’autobiographie de Thích Nhất Hạnh. Une lecture inspirante, riche de sagesse et d’humanité.

    À mes côtés, Charlot, mon Yorkshire, était blotti contre moi sur le sofa.

    À plusieurs reprises, je me suis surpris à interrompre ma lecture. Non pas parce qu’elle était moins captivante, bien au contraire, mais parce que j’avais envie de savourer pleinement cet instant.

    Je caressais doucement Charlot.

    Je prenais conscience de ma respiration.

    Je goûtais simplement au bonheur d’être là, ensemble, dans le calme de la soirée.

    À cet instant, j’ai compris que le zen ne se trouvait pas seulement dans les pages d’un livre, aussi inspirant soit-il. Il était déjà là, dans cette présence silencieuse, dans une main qui caresse, dans une respiration paisible et dans la joie toute simple d’être ensemble.

    Nous cherchons parfois des expériences extraordinaires, alors que la vie nous offre déjà des instants d’une immense richesse.

    Encore faut-il accepter de s’y arrêter.

    Hier soir, l’enseignement n’est pas venu uniquement de ma lecture. Il est aussi venu d’un petit compagnon qui, sans prononcer un seul mot, m’a rappelé que les plus belles leçons se trouvent souvent dans les instants les plus simples.

    Je vous souhaite aujourd’hui de reconnaître ces moments discrets qui passent souvent inaperçus. Ils sont peut-être, eux aussi, de véritables maîtres.

    Gasshō 🙏

    Seigaku (Marc Clement)
    Fondateur, accompagnateur et enseignant
    Dojo de la Montagne Paisible

  • 🏯 Notre rendez-vous avec les Grands Maîtres du Zen

    🏯 Notre rendez-vous avec les Grands Maîtres du Zen

    Premier rendez-vous : Hakuin Ekaku

    Le rénovateur du zen Rinzai

    « La méditation au milieu de l’activité est mille fois supérieure à la méditation dans l’immobilité. »
    — Hakuin Ekaku

    Aujourd’hui, le Dojo de la Montagne Paisible inaugure une nouvelle série intitulée Notre rendez-vous avec les Grands Maîtres du Zen.

    Chaque rencontre nous conduira vers une figure marquante de l’histoire du zen. Au-delà des dates et des événements, nous chercherons à découvrir ce qui rend encore aujourd’hui leur enseignement vivant et inspirant.

    Pour ce premier rendez-vous, j’ai choisi Hakuin Ekaku (1686–1769).

    Pourquoi commencer avec lui ?

    En préparant cette première rencontre, je me suis demandé quel maître pourrait le mieux ouvrir cette série.

    Mon choix s’est naturellement porté sur Hakuin. Son enseignement me rejoint parce qu’il nous rappelle que la pratique ne se limite pas aux moments de méditation. Elle se poursuit dans notre manière de travailler, d’écouter, d’aimer, de marcher et de vivre chaque journée.

    Il y a aussi un autre aspect de son parcours qui me touche profondément : le doute.

    Comme Hakuin, il m’arrive encore de douter. De douter de certains choix, de me demander si j’ai eu la bonne attitude lors d’une rencontre, si j’aurais pu mieux écouter, mieux répondre ou agir autrement. Il m’arrive aussi de relire une journée en me questionnant avec sincérité.

    Pendant longtemps, j’aurais peut-être vu ces moments comme des faiblesses. Aujourd’hui, je les accueille autrement.

    Le doute, lorsqu’il est vécu avec honnêteté et sans se transformer en découragement, peut devenir un maître. Il nous invite à demeurer humbles, à continuer d’apprendre et à revenir, encore et encore, à l’instant présent.

    C’est peut-être l’un des plus beaux enseignements que Hakuin nous laisse.

    Certains maîtres transmettent un enseignement. D’autres redonnent vie à toute une tradition. Hakuin fait partie de ceux-là.

    Lorsqu’il entre dans la vie monastique, le zen Rinzai traverse une période où la pratique a souvent perdu de son élan. Au fil des années, Hakuin approfondit sa propre expérience, traverse le doute, remet sans cesse sa compréhension à l’épreuve et consacre finalement toute son existence à renouveler l’enseignement reçu.

    Mais ce qui touche le plus chez Hakuin n’est pas seulement son rôle dans l’histoire du zen.

    C’est son regard sur la pratique.

    Pour lui, le zazen ne s’arrête pas lorsque l’on se relève du coussin. La véritable pratique continue dans le travail, dans les relations humaines, dans les tâches les plus ordinaires et dans chaque instant de notre vie.

    Cette vision rejoint profondément l’esprit du Dojo de la Montagne Paisible.

    Je crois que le zen n’est pas réservé au silence d’un monastère. Il peut prendre racine dans une maison, au cœur d’une famille, dans une journée de travail ou au détour d’une promenade en forêt. Chaque pas peut devenir un retour à l’essentiel.

    Si vous souhaitez découvrir plus en profondeur la vie et l’enseignement de Hakuin Ekaku, je vous invite à consulter sa fiche complète dans notre section sur les Grands Maitres du Zen.

    Vous y trouverez sa biographie, ses principaux enseignements, une sélection d’ouvrages de référence, des sources historiques ainsi qu’une réflexion du Seizan Dōjō et une proposition de pratique inspirée de son héritage.

    J’espère que ce premier rendez-vous sera le début d’un beau chemin de découverte.

    Gasshō. 🙏

    Seigaku
    Fondateur, accompagnateur et enseignant
    Dojo de la Montagne Paisible – Seizan Dōjō



  • 🍃 La Minute Zen no 2

    🍃 La Minute Zen no 2

    Revenir à l’essentiel

    Nous passons souvent nos journées à courir après ce qui manque.

    Plus de temps.
    Plus de réussite.
    Plus de reconnaissance.

    Le zen nous invite à poser une autre question :

    Et si, pendant un instant, rien ne manquait ?

    Lorsque nous nous asseyons en silence, lorsque nous respirons pleinement et que nous revenons à l’instant présent, nous découvrons que cet instant est déjà complet.

    Le chant d’un oiseau.

    Le vent dans les arbres.

    La chaleur d’une tasse de thé.

    Le sourire d’un être cher.

    Le bonheur ne se trouve pas toujours dans ce que nous ajouterons à notre vie.

    Il se révèle souvent lorsque nous cessons, un instant, de chercher ailleurs.

    Aujourd’hui, prenez quelques respirations conscientes.

    Regardez autour de vous.

    Peut-être découvrirez-vous que l’essentiel est déjà là.

    Chaque pas, un retour à l’essentiel.

    — Dojo de la Montagne Paisible


    🌿 À découvrir prochainement…

    Les grands maîtres du zen

    Une nouvelle série d’articles pour découvrir les femmes et les hommes qui ont façonné l’histoire du zen.

    Premier portrait : Hakuin Ekaku. 🙏


  • 🌿 La Minute Zen no 1

    🌿 La Minute Zen no 1

    Revenir à l’essentiel

    Il est facile de passer nos journées à courir.

    Courir après le temps.
    Après les obligations.
    Après ce que nous croyons devoir accomplir.

    Dans ce mouvement incessant, nous oublions parfois de nous arrêter quelques instants pour simplement être présents.

    Le zen nous rappelle une vérité toute simple : la vie ne se trouve ni dans hier ni dans demain. Elle se déploie ici, dans cet instant.

    Revenir à l’essentiel ne demande pas de transformer sa vie du jour au lendemain. Il suffit parfois d’un geste très simple.

    Prendre une respiration consciente.

    Observer le vent dans les arbres.

    Savourer une tasse de thé en silence.

    Écouter le chant d’un oiseau.

    S’asseoir quelques minutes sans chercher à atteindre quoi que ce soit.

    Ces gestes, si ordinaires en apparence, deviennent extraordinaires lorsqu’ils sont vécus avec une pleine présence.

    Le zen ne nous demande pas de devenir quelqu’un d’autre. Il nous invite simplement à revenir à ce que nous sommes déjà, avant l’agitation, avant les inquiétudes, avant le bruit.

    Aujourd’hui, je vous invite à choisir un seul moment de votre journée pour revenir pleinement à l’essentiel.

    Une respiration.

    Un regard.

    Un sourire.

    Un instant de silence.

    Peut-être est-ce ainsi que commence le chemin.


    🍃 Les Rendez-vous du Dojo de la Montagne Paisible

    Cet article inaugure une nouvelle série intitulée La Minute Zen.

    Au fil des semaines, le Dojo de la Montagne Paisible proposera également d’autres rendez-vous :

    • 🏔️ Les Grands Maîtres du Zen
    • 🌱 Le Kōan de la semaine
    • 🌿 Le Jardin intérieur

    Chaque publication est une invitation à approfondir la pratique, à contempler le monde avec un regard neuf et à revenir, pas à pas, à l’essentiel.


    🚶 Les Marcheurs de la Montagne Paisible

    Vous souhaitez recevoir les prochains enseignements directement dans votre boîte de réception ?

    Je vous invite à vous abonner gratuitement à Les Marcheurs de la Montagne Paisible, l’infolettre du Dojo de la Montagne Paisible.

    Vous y recevrez les nouvelles Minutes Zen, les portraits des grands maîtres, les kōans, des réflexions inspirées de la nature ainsi que les nouvelles du dojo.

    👉 Marcher ensemble
    https://dojomontagnepaisible.com/marcher-ensemble


    🙏 Seigaku (Marc Clément)
    Fondateur, accompagnateur et enseignant
    Dojo de la Montagne Paisible

    Chaque pas est un retour à l’essentiel.